Le pouvoir de la perception

Le vide… Vivre la délivrance c’est vivre l’état d’inconscience, c’est faire le vide dans son esprit avant de faire le vide autour de soi.

De temps en temps, on aimerait bien changer nos expériences de vie mais comme disait Laurent Levy, on ne peu pas changer à partir d’un jugement. Accepter totalement l’expérience telle quelle est et il y a changement. Si non, cela vous amène dans un état de dualité, comme si vous n’accepteriez pas une partie de vous-même, de votre êtreté, de votre globalité. 

Tout est expérience dans le champ de la perception. Selon moi, la vraie liberté est de reprendre le seul pouvoir que nous avons, le pouvoir de la perception. 

Si vous voulez voir agir votre pouvoir de la perception, il se reflète à travers vos états de paix et de peur. Rien n’apparaît en dehors des sens de la perception, comme il n’existe rien en dehors de la conscience.

L’interprétation de la perception se fait à partir de la mémoire et souvent inconsciente. Image et perception fusionne ensemble et ensuite il y a deux façons de la regarder, en l’acceptant ou en la jugeant. Quand on comprend qu’elle vient d’un refus d’une partie de soi, l’acceptation se fait et la conscience s’élargie. 

Le vide

Amour … Stopper l’élan de son cœur n’est-ce pas nier l’existence de l’amour ?

Parler de croissance personnelle ou d’évolution n’a plus sa raison d’être. Je préfère le terme « décroissance » du faux moi vendu à la division. Naturellement s’amorce un processus de dissolution de toutes les conceptions, les valeurs et les principes de la personne. Nos barrières sur le monde tombent peu à peu, une à une et le Témoin issu de notre vraie réalité devient de plus en plus palpable. Nous arrêtons de faire semblant de jouer notre vie et nous sommes dans la gratitude du moment présent.

Après la reconnaissance de notre identité profonde, ce personnage biographique continue à se dévoiler progressivement, comme le scénario d’un film sur un écran mental. Chaque fragment de séparation, dissimulé dans les labyrinthes de la mémoire, surgit en temps et lieu pour être mis en conscience. Toutes ces parcelles de vies ou mémoires refoulées resurgiront un jour ou l’autre. Unmani Liza Hyde dans son livre ; « Je suis la Vie même » disait: 

« Comme le personnage était né et qu’il était cultivé, des qualités ont grandi et ont porté leurs fruits. Dans la reconnaissance de la nature de la Vie, qui a toujours été, se trouve la gratitude la plus totale envers et en tant que ce qui n’a jamais disparu. »

C’est la danse de la vie dans sa plus sa grande magnificence ! Dans cet état de conscience, il n’y a plus aucune identification personnelle, « cela n’arrive pas à moi » le regard posé sur la douce vacuité du monde avec sa résonance émotionnelle particulière s’exécute simplement. En retrouvant le chemin de notre demeure grâce à ce parcours, on voit très bien les influences subies depuis l’enfance. Formatée par des mémoires collectives et l’éducation, notre personnalité ne nous a en réalité jamais appartenu, elle est pure illusion. Sans le savoir, on se trouve à faire semblant de jouer la vie.

En libérant chaque noud de mémoire cristallisée, une paix permanente s’installe. On constate que notre vraie nature est la Conscience. Nous ne sommes pas le va-et-vient constant de nos émotions troublantes. Chacun de ces nœuds origine d’une peur, basée sur l’idée d’être incomplet et séparé de tout.

Je vous avoue humblement que l’assimilation de cette vision n’est pas de tout repos. Au moment où vous lisez ces lignes, vous êtes vous-même le regard du Témoin, vous êtes la conscience, l’énergie d’un changement harmonieux continuel. C’est votre vraie nature

L’immobilité dans l’être

Fidèle à ses promesses… La clef ultime est le retournement du regard sur l’attention du Témoin en Soi. Ainsi, tu restes fidèle à tes promesses inconscientes.

L’immobilité dans l’être véritable permet de colorer tout le pouvoir de perception et l’outil de la perception est le mental et lui met souvent voile à l’interprétation. Là où se manifeste le choix de toute action est dans le pouvoir de la perception. Le seul responsable de ce choix est le grand « Soi » de tout les « soi ». Ce n’est pas un choix mental le choix se fait à partir de celui qui perçoit et lui fait fit du mental, ce dernier divise tout. Mais l’amour soulève toutes les voiles de l’illusion.

De la même façon que le personnage Ligo et l’ArTémoin ont été créé, cet art puise son enseignement à travers ce que j’appellerais l’espace du VivanTémoin, l’origine de ce que nous sommes à l’arrière-plan du jeu de la vie.

Comme vous le voyez, l’autre n’a rien a voir avec notre perception unique. L’ArTémoin présente trois exercices qui facilitent l’intégration et l’investigation. En acceptant l’expérience telle quelle, nous allons plus profondément dans l’ouverture de la conscience.

Le premier exercice est sur la culture de l’image comme le simple geste de mettre une couleur sur une partie d’une image, nous pouvons découvrir la perception que l’on donne au sens de notre vie. Il a la capacité de mettre en lumière la magie des coïncidences à travers la synergie des deux mondes ; intérieur et extérieur.

Ensuite, l’exercice d’investigation en silence où nous sommes directement Témoin de l’espace vide et plein que nous sommes. Cet espace est la fondation de tout ce que nous avons besoin. Nous sommes immédiatement en contact avec notre être véritable et permanent et nous découvrons que nous sommes la vie même dons la méditation même de la vie. Ce mouvement nous amène dans une détente extrême souvent j’avais connu auparavant et que nous pouvons vivre en tout temps.

Le troisième exercice est sur l’intégration corporelle. Nous sommes toujours en contact avec le pouvoir de la perception et nous pouvons ressentir les résistances qui nous habitent afin de percevoir nos images, les comprendre pour les libérer. Pourquoi pas mourir à la source de toutes les peurs : la peur de la mort ?

Quand l’unité de toutes les images-perceptions vécues à travers chaque exercice de l’ArTémoin sont en synergie, l’Art de l’interprétation des images-perçues devient très puissante. C’est autant la fin de l’interprétation que le Témoin et disparaît et vivre comme un enfant dans la joie de la liberté. Avec le temps le moi victime de sa vie fond avec ses résistances.  

Vous me direz que c’est trop beau pour être vrai mais c’est ainsi quand nous nous intégrons à l’éveil de la reconnaissance de notre être véritable et du pouvoir de la perception de celui qui perçoit. Ce n’est que par soi-même et dans une très grande simplicité, nous comprenons l’Être qui connaît la vraie liberté ne peut plus vivre sans elle. Il est la libération même.


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