L’éveil intemporel

Première découvert: L’espace intemporel

La lumière … Le Soleil, là, à tout jamais c’est vous et même au-delà de la lumière

À l’âge de trente-trois ans, ma vie en apparence bien fonctionnelle est parfaitement incohérente. Je suis à une croisée de chemins qui m’entraîne dans une direction complètement imprévue. Je vis une période de grands bouleversements. Mon couple vient d’éclater, je quitte mon foyer douillet pour me retrouver dans un petit appartement.

Entrepreneure dans l’âme depuis plusieurs années, je suis par dépit confrontée à la décision d’acheter les parts de mes associés d’entreprise. Je suis tiraillée alors que, de façon habituelle, je suis plutôt de nature fonceuse ; je ne me reconnais plus, ma vie et ses fondements n’ont plus de sens. Au plus fort de cet état de déchirement, je capitule et baisse les bras. Bêtement anéantie et totalement désespérée, je ferme les yeux et je pose alors la question : « Qui suis-je ? Quelle est ma place sur cette Terre ? ».

Contradictoirement, je n’attends et ne veux aucune réponse ! C’est comme si ce questionnement s’était mis en place par lui-même et j’en étais simplement le témoin. J’ai cessé de me débattre, je suis en eaux troubles et je coule… je coule… vers la profondeur et l’immensité de mon être. Ce questionnement et ces paroles sont à peine formulés qu’une puissante Lumière m’envahit. Cette divine émanation ressentie droit au cœur de mon être est à la fois en moi la source d’une paix incommensurable et de l’amour le plus pur qu’il m’ait été donné de vivre depuis ma naissance.

Simultanément, j’ai l’impression que le temps se dilate et disparaît totalement. La femme que je croyais être se dissout dans un espace impersonnel où il n’y a plus personne, où toute histoire individuelle est vaine et superflue. Il n’y a que « Je suis ». Cette Lumière qui m’habite et transfigure toutes choses est en fait notre vraie identité, l’aboutissement de toutes nos vies, de toutes nos petites histoires. Ce fait, cette réalité métaphysique, j’ai la nette conviction depuis toujours que nous en avons tous l’intuition.

Pour les besoins de ce livre, je dirais qu’intérieurement, au moment de mon expérience, je vois une lumière émanant du haut de ma tête jusqu’à mon plexus, tandis qu’à partir du centre de mon corps jusqu’en bas, une ombre la recouvre. Je n’arrive pas à identifier cette noirceur, cette ombre dense, comme si j’étais moitié lumière, moitié ombre. À peine restée quelques instants dans ce suprême état de conscience que déjà des pensées rationnelles rejaillissent en moi. Je cherche à comprendre et à conceptualiser ce qui m’arrive, comme si une partie de moi-même, un peu par habitude, voulait à tout prix poursuivre le « jeu commun de l’identification ». Je sais aussi que cet ultime état d’être, où aucune individualité n’existe, ne cessera jamais en moi quoique j’en pense, je
peux donc la mettre en veilleuse. Et ainsi, hop… Je me retrouve avec ma conscience ordinaire revêtue de mon « habit douillet de rêveuse » et me fais cette réflexion étonnante :

« Nous ne sommes simplement que Lumière ! Tout cela est donc bien ennuyant, nous ne sommes en fin de compte « Rien » ? ! Comment expliquer cette incroyable attirance pour les choses de la vie ? Pourquoi ai-je tant besoin de projets, d’expériences vibrantes pour exister ? Que signifie cette ombre que j’ai vue ? Dans quelle mesure m’empêche-t-elle de vivre une vraie relation avec les autres, avec le Tout ? 

Deuxième découverte: Un rêve significatif

La vie… Une puissante lumière qui ne voit aucune ombre à l’horizon. Vous êtes la vie même.

La nuit suivante, un rêve inspirant s’impose à moi, celui-ci même si je ne le sais pas encore, me réparera à une création magistrale car trois ans plus tard, apparaîtra l’oeuvre de ma vie, la Méthode « Ligo » qui est en fait une abréviation de mon nom: Lisette Gauthier. Qui deviendra l’ArTémoin Ligo » 

Voici le scénario: je me promène avec un ami qui m’est cher, un homme aux cheveux longs, bras dessus, bras dessous. Tranquillement, nous marchons tous les deux très heureux. Nous sommes d’allure semblable, même chevelure, habillés de vêtements blancs et chaussés de sandales identique. Nous sommes dans une cité de lumière et j’ai le sentiment de le connaître depuis toujours. D’un geste de la main tournée vers la gauche, mon ami me dit:

– Vois-tu là-haut, l’homme avec une grande barbe blanche assis sur une immense chaise dorée ? On l’appelle Dieu. C’est en fait un malheureux symbole que les hommes ont inventé pour se représenter la Puissance divine, en réalité il n’en est rien !

Puis, de la main droite, il fait à nouveau un grand geste assuré. C’est alors qu’en face de ce Dieu assis, apparaît une vive Lumière, semblable à tous les diamants, tous les feux de la Terre réunis en un seul éclat. Mon ami me dit alors: 

– Nous sommes en réalité cela !

Cette lumière est si vive qu’elle me fait cligner des yeux, je ne peux m’empêcher d’observer ce cadeau indicible.

Je me réveille au petit matin totalement imprégné de cette fantastique lumière. Ce rêve lumineux fait écho à mon expérience de la veille et, un fois de plus, répond à la question; « Qui suis-je ? ». Ma conception même de Dieu est remise en question. Tout n’est que pure lumière devant le regard de Dieu, observateur-observé en un seul tout ! 

Troisième découverte: La dimension de l’éveil impersonnel

Uni-vers… Tout l’univers est en Soi. Ainsi, l’autre n’est plus à l’autre bout du regard mais en « le Soi » et nous rêvons qu’à nous-même.

Le jour suivant ce Grand rêve, alors que je me retrouve seule dans les locaux de mon entreprise, une impulsion subite me pousse à quitter précipitamment les lieux et à me diriger à l’extérieur. Rendue en plein milieu de la rue, je reste là debout immobile pendant quelques instants au milieu de la chaussée, une voiture pouvant me frapper. Je suis portée par un mouvement immuable; toute action est immobilité. Je n’ai peur de rien, je reconnais l’ordre parfait de l’univers et des choses, tout se vit radicalement en moi et autour de moi selon une grande et parfaite harmonie. Il n’y a aucun agir personnel. Cette émergence ou courant de vie pure n’est pas de l’ordre du raisonnement.

Comment vous décrire ce qui est insaisissable. Je comprends tout, l’origine initiale du monde et de toutes choses se présente à moi telle une douce fête permanente et joyeuse. Tout est là, présent en conscience, aucun espace ni aucune ombre n’est exclue mais en même temps, cette espace est illimitée, elle est sans espace, je suis dans une absolue nuit obscure de l’absolu.

Ce grand mouvement immuable et permanent, comme une Intelligence pure, traverse mon corps immobile comme représentation et tous les corps sont retrouvent immobile. Je suis pendant quelques instants autant le Témoin vivant de l’origine et de la bienveillance de tout ce qui est que celui, « Ça » qui fait tout exister.

S’effondre aussi sur moi un Grand silence et toutes les tensions de mon corps disparaissent. Tel un battement d’aile de colombe, une paix inexplicable et permanente se dépose en moi ; je suis « paix », joie et intemporalité. Je suis sans peur, immobile, parfaitement bien, sans raison. Je ne perçois plus de division entre « vie extérieure et vie intérieure » C’est l’extrême détente. Cette vision de la Réalité et ce, sans identifiant qui s’impose à moi est directe, limpide, je n’ai plus de corps, il n’y a que « Je suis » sans « Je », jamais née…. 

J’entendais autant une cacophonie jacassant à travers des milliards infinis de lieux sans lieu qu’un immense silence immuable; la fondation ce que nous sommes. Consciente que je ne vivais pas une expérience, j’étais à même la nature profonde de ce Silence. Instantanément, à volonté, je peux tout savoir, tout entendre : j’ai accès à toute mémoire, à tout, totalement tout ! Toutes les mémoires sont déjà inscrites…

Le monde existe en moi, je suis moi-même le monde, je suis « la source » à travers tout l’Univers, il n’y a rien d’incarnée. En même temps, je sais que nous sommes tous « Cela », sans exception ni discrimination. L’Univers est débordant et « supra-mental », il n’y a qu’énergie, il est la création d’un seul esprit, d’une seule conscience. Nous sommes « Un », sans séparation.

Bien que je ne puisse m’en passer, les mots que j’utilise pour vous décrire cette révélation sont limités. Cette « éternelle présence » ne se représente sous aucun contenu, aucun contenant. Elle n’a ni bas ni haut, ni fin, ni commencement, ni naissance, ni mort ! Elle est le Témoin, impassible et parfait de tout ce qui est et sera à tout jamais.

À tel point qu’au moment de mon expérience, pour être plus juste, elle n’en est pas une, c’est notre nature profonde, aucun raisonnement ne m’habite. Tout cela se vit en moi tel un éclatement de mémoire universel pétillant dans toutes les cellules de mon corps et où, paradoxalement, je ne suis constituée d’aucun contenu. Je fais « Un avec le Tout ». Nous sommes tous la matrice, le Coeur de toute existence où apparaissent et disparaissent des mémoires, des expériences… Tout est parfait. 

Le paradis dans le retour du regard vers le Soi

Rêves exaucés… La connexion entre deux êtres se prépare bien avant que tu l’ais pensée. Quand tu te découvriras toi-même tu te verras dans tous les regards des passants.

Ce fût autant un choc de voir tous les jugements qui m’habitaient. C’est ainsi que s’amorçait une déconstruction des pensées-mental de l’ego. Fondamentalement, je n’ai pas changé mais ma perception unique et familiale à changer totalement de vie.

Je suis le Témoin de Lisette, personnalité vivante et colorée par la vie ; je transcende cette identification, ce nom, cette couleur, cette forme, ce corps. Je suis l’illimitée, l’inconditionnelle, l’éternellement là à tout jamais sans seconde nature.

Toutes ses possessions de mon, ma, mes, n’a plus aucun sens. Nous ne sommes pas l’image du corps, ni la pensée-mental, ni l’émotion et ni le ressenti. Nous sommes tous le grand Soi, le VivanTémoin impersonnel qui fait l’homme à son image.

Ce processus est autant la mort d’une histoire sur l’image d’un personnage qui se disait être l’auteur de sa vie que la renaissance de ce que nous sommes tous ; le Silence.

Quand tu te découvriras toi-même tu te verras dans tous les regards des passants. 

Le Soleil, là, à tout jamais c’est vous!

La Lune… Ce n’est pas la Lune qui exauce la prière. C’est le mental quand il devient le serviteur de la paix, au lieu de la peur.

« C’est le saut dans l’inconnaissable. Nous sommes très exactement celui qui connait tout ce qui peut être connu et qui lui-même ne peut pas être connu. Il n’est ni saisi, ni nommer. Donc on ne peut rien dire. Avant que le monde soit; « je suis ». « : Marion et Gérald

Jeff Foster en Français

Vous n’êtes pas piégé “dans” un corps. Le corps – qui apparaît en tant que sensation présente – naît et disparaît dans l’immensité de ce que vous êtes, la Présence elle-même, et non l’inverse. Cette reconnaissance change tout, car vous êtes à présent le parent aimant du corps, son étreinte inconditionnelle, et non son esclave ou sa victime. Rappelez-vous Jésus sur la croix. Ses os furent cassés, sa peau fut entaillée, son corps fut brisé, mais qui il était vraiment – la Présence elle-même – ne fut pas atteint par l’ignorance du monde. Il savait qui il était, même au cœur de la douleur.

Cessez d’essayer de changer le monde. C’est une bataille sans fin. Commencez par aimer le monde tel qu’il est. Et cela commence à tout changer.

Il y a une lumière qui ne s’éteint jamais, et c’est Vous. » 

« Ce que j’appelle illumination, est toujours unique et ne peut jamais être reproduit ni imité. De même que seul existe l’Être absolu, de même chaque expérience est absolument originale « : Karl Renz

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